mardi 25 novembre 2008

L'UBS veut redorer son image

La première banque de Suisse perd chaque jour de nouveaux clients depuis le début de la crise économique. La crédibilité de l'UBS est en effet en chute libre depuis l'affaire des subprimes. L'établissement réagit: elle lancera ces prochains jours une nouvelle campagne publicitaire. On y verra de nombreux témoignages de clients qui vanteront leur banque en affirmant qu'ils n'ont pas perdu confiance en elle.

L'idée de cette campagne est venue des lettres rassurantes écrites pour les clients de l'UBS à leurs conseillers. La campagne devrait durer trois mois et ciblera quelques journaux romands et alémaniques. Le logo de l'UBS ne figurera pas sur ces annonces. On n'y verra que les photos des clients avec leur témoignage positif. Cette campagne ne représente pas une dépense supplémentaire dans le budget marketing de la banque. Mais les dirigeants espèrent qu'elle permettra de redonner confiance à leurs clients.

Côté sponsoring, l'UBS n'a pas renoncé à ses engagements, malgré ses difficultés financières. La banque n'a toutefeois pas décidé si elle continuerait à soutenir l'America's Cup pour sa 33e édition.

Le QJ fait peau neuve

Le Quotidien Jurassien est sorti de presse hier dans un tout nouveau format. Huit millions ont été investi dans ce but, notamment pour financer une nouvelle rotative.

Le journal se présente désormais sous la forme de deux cahiers. Le samedi, un troisième cahier qui s'appellera "Quotidien Week-end", viendra offrir un supplément de lecture. Toute la répartition du contenu du QJ a été modifiée. Le premier cahier contient l'information régionale, et le second l'actualité nationale, internationale, économique et sportive. Le journal sera désormais entièrement imprimé en couleur. Une page "détente", en fin d'édition, apporte du contenu rédactionnel supplémentaire.

Il faut espérer alors que les Jurassiens se retrouveront dans ce nouveau format. Il est souvent difficile de moderniser un journal auquel les lecteurs sont habitués.

A l'heure où bon nombre de journaux, tels L'Express et L'Impartial, sont en crise, l'investissement du QJ peut paraître risqué. Mais peut-être est-ce le moyen d'assurer son avenir et son indépendance. Il s'agit en effet d'un des seuls journaux romands à ne pas appartenir à un grand groupe de presse. L'indépendance, une valeur qui semble spécialement importante pour le peuple jurassien.

mardi 18 novembre 2008

Le père Noël ne connaît pas la crise économique

La crise ne gâchera pas le Noël des Suisses! Près de trois helvètes sur quatre ne veulent pas changer leurs habitudes de consommation. C'est le résultat d'une enquête effectuée en octobre auprès de 940 personnes et publiée en première page de L'Agefi cette semaine. Les suisses s'estiment dans une meilleure situation que leurs voisins européens. Mais ils restent conscients de la gravité de la situation économique et s'attendent à voir leur pouvoir d'achat diminuer l'an prochain.

Quelques hypothèses d'explication:
  • Les Suisses pensent que leur pays est plus fort que les autres États européens. Nos banques sont des institutions trop importantes et trop fiables pour qu'elles ne puissent pas se sortir de cette situation.
  • La Suisse reste un "pays de travailleurs" pour la plupart de ses citoyens, et beaucoup sont certains que nous pourrons facilement franchir la récession.
  • La population ne voit pas encore les répercussions de la crise économique directement dans leur vie. Ils ne voient pour l'instant que les avantages, tels que la baisse du prix du pétrole ou la zone euro qui devient moins chère pour les Helvètes.

Quelles répercussions concrètes la crise financière aura sur la vie des Suisses?
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Samuel Schmid démissionne du CF

Samuel Schmid a annoncé mercredi son intention de quitter le Conseil fédéral. Il mettra fin à son mandat le 31 décembre 2008. Le chef du DDPS faisait partie du gouvernement depuis le 6 décembre 2000.
Samuel Schmid: "C'est pour le bien de ma santé, de ma famille, de mon pays et de l'armée"
Des problèmes de santé sont à la base de la démission du Bernois. Mais il a également affirmé lors de la conférence de presse que des raisons politiques étaient aussi à la base de sa décision. On peut donc en déduire que l'affaire Nef a motivé son choix. La presse a fait coulé beaucoup d'encre cet été cette affaire et a critiqué sévèrement les mauvais choix stratégiques du Conseiller fédéral.

Le magistrat bernois avait été traité de "demi-conseiller fédéral" par Christoph Blocher lors de son éviction il y a un an. Le Zurichois n'a pas cessé d'avoir la peau de Samuel Schmid depuis un an. Une situation difficile à tenir pour le Bernois.

En se retirant, Samuel Schmid offre la vice-présidence pour 2009 à Doris Leuthard. Elle pourrait devenir alors la troisième femme à la tête de la Confédération en 2010.

Blocher candidat au Conseil fédéral

La nouvelle est tombée hier: Christophe Blocher est le candidat de l'UDC zurichoise pour remplacer Samuel Schmid. Les chances de décrocher ce siège sont jugées minces par tous les experts. Mais qui sait? Il y a moins d'une dizaine d'années, qui aurait parié que le dirigeant du parti bourgeois entre un jour au Conseil fédéral? On se souvient tous de son éviction en 2007 grâce à une coalition de la gauche et du centre. Il serait peu probable que ceux-ci décident de lui réattribuer sa place au sein du CF.
Dans un article du Temps, on décrit la candidature de Christophe Blocher comme une stratégie subtile. Voici un extrait:

L'UDC zurichoise a choisi une autre stratégie et a démontré son soutien indéfectible à Christoph Blocher, à qui elle doit son ascension fulgurante ces dernières décennies. Mais croit-elle vraiment aux chances de son ancien président ? Il se peut qu’elle laisse aux parlementaires fédéraux UDC la responsabilité d’écarter Christoph Blocher. Voire, tactique suprême qui serait alors portée alors par tout le parti suisse, que Christoph Blocher serve de repoussoir, et qu’un deuxième candidat proposé par le groupe UDC passe la rampe haut la main devant les Chambres fédérales. Un candidat qui pourrait s’appeler Ueli Maurer.

Pour la suite: Lien vers l'article complet du Temps


Si beaucoup ne voient qu'un candidat UDC pouvoir accéder au CF, d'autres scénarios sont possibles. C'est peut-être en effet la chance à saisir pour les Verts, un parti qui n'est toujours pas représenté au gouvernement malgré sa forte progression. Quoiqu'il en soit, le verdict tombera déjà début décembre.

mardi 11 novembre 2008

La voiture en crise

La crise économique a de grandes répercussions sur le marché automobile. General Motors et Ford ont de graves problèmes financiers. Les deux entreprises américaines espèrent obtenir une aide de l'Etat, sans quoi elles devront mettre la clé sous le paillasson.

Autre facteur influençant le marché des voitures: le prix du pétrole. Avoisinant les 2 francs il y a quelques semaines, beaucoup ont renoncé à acheter une voiture de grande cylindrée et se sont repliés sur des voitures moins chères.

De plus en plus de personnes semblent également se préoccuper davantage de notre environnement. Une conscience écologique semble enfin se créer en Occident. La voiture n'est souvent alors utilisée uniquement lorsque cela est vraiment nécessaire.
La Tribune de Genève a publié aujourd'hui une étude très intéressante: pour la première fois depuis longtemps l’usage de la voiture est en recul, même en périphérie. Les transports publics n’en profitent guère. C'est la marche qui semble remplacer l'automobile. Un chiffre publié par le quotidien genevois: 24% des ménages genevois ne possèdent pas de voiture, contre 20% en 2000. Une différence non négligeable. On y apprend aussi que la part de la voiture personnelle dans le total des déplacements a chuté en cinq ans, passant de 48% à 39%.

Pour plus d'informations à ce sujet, voilà le lien à l'article de la Tribune de Genève.

"Change has come to America"

Impossible d'avoir échappé à la nouvelle mercredi passé, tant les médias ont versé de l'encre sur ce sujet. Barack Hussein Obama a été élu mardi 4 novembre 2008 le 44e président des Etats-Unis. Il est le premier Afro-Américain à diriger la plus grande puissance mondiale et l'un des hommes qui aura connu l'ascension la plus ahurissante dans ce pays. L'ex-sénateur de l'Illinois démocrate a battu le candidat républicain John McCain, obtenant une victoire qui refonde l'image des Etats-Unis et qui transcende les divisions du pays.

Cette élection se caractérise par plusieurs records. Tout d'abord celui de la plus grande participation électorale depuis 1908. Les bureaux de vote ont dû prolonger leurs heures d'ouverture pour accueillir les nombreux citoyens désirant exprimer leur voix. Cette campagne présidentielle se démarque également des précédentes par son budget qui avoisine le milliard de dollars, un chiffre encore jamais atteint.
Troisième point à mettre en avant: l'engouement médiatique qu'ont suscité les deux candidats depuis déjà plus d'un an. La presse internationale n'a certainement jamais médiatisé si intensément une présidentielle américaine. Elle a tenu aussi à garder du suspens jusqu'au dénouement final. Alors que les sondages donnaient déjà Barack Obama vainqueur depuis plusieurs semaines, les médias ont su nous laisser dans le doute jusqu'à ce fameux 4 novembre 2008.

Barack Obama faisait presque l'unanimité dans tous les Etats européens et dans de nombreux autres pays. "Change has come to America", aime à rappeler le sénateur de l'Illinois. Espérons qu'il aura les moyens d'apporter les changements nécessaires à la politique américaine. Mais soyons indulgents. Il faudra plus que quelques jours, voire même qu'un mandat, pour rattraper les erreurs de son prédécesseur.